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LE CH'TI BETHUNOIS

Le baromètre.

17 Octobre 2016 , Rédigé par le journaliste

Le #baromètre Twitter de la primaire : Poisson explose, Sarkozy grimpe et Juppé stagne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les flops: Juppé sans ressort, Le Maire «guignolesque»

Les flops et les tops se suivent et ne se ressemblent pas. En haute de l'affiche la semaine dernière sur le réseau social, Le Maire et Juppé sont cette semaine en berne. En cette période de débat, tous les candidats ont amélioré leurs statistiques sur Twitter. Mais certains déçoivent plus que d'autres. Alain Juppé, favori de la primaire, a ainsi enregistré la plus faible hausse (+4,8%) de tous les candidats après une semaine de très forte progression. Surtout, le candidat a été jugé «effacé» voire «transparent» par les twittos lors du débat. Autre problème, ses antécédents ont ressurgi sur le réseau social. Une semaine à oublier donc.

L'autre déception de la semaine, c'est sans doute Bruno Le Maire. Alors qu'il a énormément tweeté cette semaine (88 tweets), leur écho est très limité (70 retweets par tweet environ). Et s'il connaît une hausse de près de 100% en termes de citations, le candidat qui veut incarner le renouveau est désormais largement décroché par François Fillon avec qui il se dispute la troisième place. Le député de l'Eure voit même les autres candidats le rattraper. Pire encore, son attitude lors du débat a souvent été qualifiée de «guignolesque», de «déception». «En dessous», ont inscrits les internautes en bas de son bulletin de note sur le réseau social.


 

 Les tops: Poisson explose, Sarkozy redémarre et Fillon rebondit

Un candidat a gagné plus de popularité que tous les autres grâce au débat. Logique puisqu'il était inconnu du grand public avant cette élection. Jean-Frédéric Poisson connaît une hausse jamais vue dans ce #baromètre: +757% en une semaine. En sept jours, le candidat chrétien-démocrate est passé de la dernière place qu'il trustait depuis le début de la campagne à la quatrième place, avec plus de 60 000 citations. De même, il dépasse trois candidats en termes d'écho, puisque chacun de ses tweets a été repris en moyenne 86 fois. Le candidat est parvenu à imposer ses thématiques, son rejet de l'immigration massive et du «multiculturalisme». Pour couronner le tout, sa prestation lors du débat a été appréciée des twittos, les deux mots qui reviennent le plus souvent étant «surprenant» et «révélation».

Un autre record de ce #baromètre est détenu par Nicolas Sarkozy. L'ancien chef de l'État est le premier candidat qui franchit, assez largement qui plus est, la barre des 400 000 citations jusqu'ici inatteignable. À lui seul, il est presque autant cité que tous les autres candidats réunis, preuve qu'il aimante les débats. Il écrase aussi ses concurrents en termes d'influence sur le réseau social. Et, chose rare pour Nicolas Sarkozy, un commentaire positif ressort des différents tweets: même s'il est jugé «agité» il est aussi qualifié de «confirmation» suite au débat. Mais c'est une capture d'écran du candidat les deux majeurs levés qui a beaucoup fait rire et réagir les internautes.

L'autre surprise de cette semaine, c'est François Fillon. Après des semaines au coude à coude avec les «petits» candidats, l'ancien premier ministre s'envole au-dessus des 100 000 citations grâce à une augmentation de 183%. Même Juppé n'est plus irrattrapable. En plus de ce regain de popularité sur Twitter, le député de Paris reste le deuxième candidat le plus retweeté en moyenne après Nicolas Sarkozy. Surtout, sa prestation médiatique a été encensée, les trois mots qui reviennent le plus souvent pour le qualifier étant «draconien», «assuré» et «gagnant».


 Les performances de NKM et Copé peu appréciées

Reste donc deux candidats, Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-François Copé, à la traîne dans ce #baromètre. La première citée est bonne dernière en termes de popularité malgré un bond de 135% en termes de citations. Ses tweets rencontrent aussi un faible écho. La candidate du «nouveau monde» a aussi déçu et son attitude durant le débat a été critiquée. Le terme le plus associé à son nom est «embarrassé».

Pour Jean-François Copé, la dynamique n'est pas vraiment meilleure. Antépénultième en termes de popularité, le maire de Meaux connaît la même hausse que la chef de file de la droite parisienne. Et il a été remarqué malgré lui, pour la pique que lui a lancé Nicolas Sarkozy sur la loi sur la burqa («La loi sur la Burqa ce n'est pas toi qui l'as imposée, tu étais bien incapable de nous imposer quoi que ce soit»). Les twittos font de lui un «rancunier», un «rude» ou encore un «trublion».

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