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LE CH'TI BETHUNOIS

Quand l'expérience nous parle ...

19 Octobre 2016 , Rédigé par le journaliste

Quand l'expérience nous parle ...

Les élus renouvellent leur promesse, l’hôtel de Beaulaincourt sera vendu

L’hôtel de Beaulaincourt abrite les services culture, animation et événementiel de la ville.

Xavier Lucas, président de la Financière Vauban souhaite acquérir l’ancien tribunal, fleuron du patrimoine béthunois «  très dégradé faute de travaux de préservation. On peut encore le sauver  », assure-t-il.

Son groupe souhaite en faire un hôtel de luxe avec 12 suites, un restaurant et un bar.

La ville céderait l’édifice, estimé à 420 000 € par les Domaines, pour 360 000 € seulement car huit emplois seraient créés. La note serait réglée en quatre annuités de 90 000 €.

Une paille : les travaux, eux, sont évalués à 2,5 M€, dont «  une grande partie pour la toiture, la façade et la remise aux normes. Celles du XVIIIe  siècle étaient moins contraignantes qu’aujourd’hui  ». Il faudra traiter d’urgence charpente pour éviter que la mérule qui l’infeste se propage au reste du quartier. Le chantier durerait «  douze à quinze mois  ».

Le 5 juillet, le conseil a voté le principe d’une vente. Mais les réserves de Jacques Mellick ont été entendues. «  Sans remettre en cause ses compétences, un chef d’entreprise ne peut jamais exclure l’échec d’un projet. C’est pourquoi j’ai demandé que le bien puisse revenir à la ville en cas de vente.  »

La nouvelle délibération soumise aux élus réaffirme donc le droit de préemption de la ville et rallonge à 15 ans, au lieu de 9, le délai pendant lequel l’immeuble ne pourra être cédé à un tiers ni démembré.

Nouvelles clauses, réserves tenaces

Par ailleurs, si les travaux ne sont pas terminés dans les trois ans suivant la vente, la ville pourra en obtenir l’annulation contre le versement d’une somme correspondant à 40 % du montant des travaux réalisés.

«  Je ne suis pas obsédé mais je suis têtu !, lâche Jacques Mellick. Quinze ans, ce n’est pas assez.  » «  Mais c’est une condition complémentaire, la ville est prioritaire de par la loi  », insiste Olivier Gacquerre. Rien à faire, Mellick et son groupe s’abstiennent.

Stéphane Saint-André et ses acolytes renouvellent leur vote contre : «  Nous ne voulons pas vendre le patrimoine emblématique de la ville, nous préférerions un bail emphytéotique.  »

Ludovic Pajot, lui, passe de l’abstention à l’opposition : «  Vu ce que j’ai entendu ce soir , j’aurais aimé un nouveau débat en commission.  »

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