Et on en pense quoi, nous ?

 

 

 
 

Difficile à  interpreter, comme tous les scrutins. Difficile de s’appuyer sur les sondages « sorties des urnes », les instituts sondeurs ont prouvé leur «talent» ou plutôt leur totale incompétence ! Difficile déjà de savoir qui a voté, les centristes sans candidat se sont –ils déplacés ? Et les adversaires ? Les analystes pensent que sur le nombre de votants, 15% étaient de gauche et 8% étaient des sympathisants du FHaine. Ces 23% là ont voté pour faire « barrage » à Sarko sans suivre Hollande qui aurait souhaité, semble t’il, l’avoir comme adversaire. Les gens de gauche ont sans doute voté

Fillon. Réponse peut-être dimanche prochain.
Sarko étant éliminé, nombre d’entre eux ne se déplaceront pas pour choisir entre bonnet blanc et blanc bonnet. Et les résultats ? Sarko, l’homme du « Casse-toi pauvre con », est balancé. Rentrera-t-il un jour par la fenêtre comme il vient de tenter de le faire ?
On s’en fout finalement. Fillon a réalisé le score parfait, il a au moins réussi à désacraliser les instituts de sondage, ils ne devraient plus jamais influencer la politique de notre pays (mais, bon…) Juppé se battra jusqu’au bout.
Le seul intérêt du scrutin de dimanche est de connaître le nombre de votants. Pour le reste le score de Copé fait sourire, Poisson n’existe pas.
NKM devance Le Maire, Vive les femmes ! Et autour de nous. Chez les supporters les ambiances sont pour le moins diverses.
Le jeune Darmanin venu évangéliser le territoire béthunois il y a quelques temps, le coordinateur de la campagne de Sarko, l’étoile montante de la droite régionale s’est brusquement éteinte.
Son analyse sur «les quelques électeurs de gauche qui sont venus voter, c’est anecdotique» prouve qu’il a encore beaucoup de progrès à faire. Il rebondira, c’est sûr, mais plus tard. Fasquelle, le maire du Touquet, fan de Sarko, s’est vite recadré dans le rassemblement, il ne tient pas à perdre sa place de leader départemental de « Les Républicains » mais ça pourrait quand même bien lui tomber sur le bec. Et plus près de nous. Simon Jombart, le chef local, avait lui choisi Bruno Le Maire, sa forte personnalité a entraîné 12 personnes à suivre son choix dans son bureau de vote. Quel charisme ! !’élu régional doit bien sa place au scrutin de liste, il a bien de la chance Notre maire Olivier Gacquerre semblait satisfait, Juppé son candidat n’était pas éliminé. Son semblant de satisfaction n’était sûrement qu’une façade. En dépit de toute sa communication, en dépit de sa méthode Coué et de ses constants Béthune revit, en dépit de ses appels à voter, la démonstration est faite que sa ville n’est toujours pas une ville de droite, 1350 votants dont des gens de gauche et aussi sans doute du Front National, c’est peu. Pierre Emmanuel Gibson n’avait pas soutenu officiellement de candidat en raison de sa position, il a cependant été comme le rappelle la presse « élevé au biberon sarkozyste » il peut continuer à jouer au fiérot mais bon il a pris un sacré coup derrière la cravate avec l’analyse sereine d’André Flajolet, un des seuls élus à avoir toujours soutenu Fillon. « Si la présence faciale de la fédération du Pas de Calais est sarkozyste, les troupes sont Fillonnistes. Et pour les législatives « il va falloir revoir des désignations prématurées, voire illégitimes, sauf dans l’opinion de quelques militants» Il y avait ce matin une grande flaque d’eau dans un couloir de la Mairie, affolement la toiture avait-elle percé. Et non, il paraît que c’est Gibson qui avait pleuré ! L’observateur.
 
 
 
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