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LE CH'TI BETHUNOIS

le rôle des candidats dans le système vieux de plus de 40 à 50 ans. Tant rejeté par les électeurs !!!

3 Novembre 2016 , Rédigé par le journaliste

Oxygéner un système politique à bout de souffle

Des réformes institutionnelles concrètes pour redonner toute sa place au citoyen dans notre système démocratique

 
 

 

 

 

 

 

 

 

Il est temps d’apporter de l’oxygène à notre “élite”, marquée par la “consanguinité intellectuelle”, en redonnant sa place au citoyen dans la démocratie représentative. Pour cela, je propose : 1) de remplacer le Sénat actuel par un Sénat citoyen partiellement tiré au sort ; 2) d’imposer pour la plupart des élections un quota de 30% de candidat(e)s de moins de 40 ans ; 3) de reconnaître des effets au vote blanc ; 4) d’interdire le cumul des mandats dans l’espace et dans le temps ; 5) de faciliter l’engagement en politique de salariés du secteur privé.

1. Remettre le citoyen au cœur des institutions en remplaçant le Sénat actuel par un Sénat citoyen

Le système bicaméral actuel n’est plus compris et n’est plus utile, le Sénat n’apportant pas une grande valeur ajoutée par rapport à l’Assemblée nationale, si ce n’est une plus grande modération de par son recrutement (élection des sénateurs par les maires et autres élus locaux). Mais il est composé de beaucoup d’anciens députés “recyclés”, ce qui ne contribue pas à rafraîchir la vie politique.

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE), censé représenter la société civile, n’a quant à lui aucune visibilité dans le système actuel.

Je propose donc de remplacer ces deux organes par une nouvelle assemblée, le Sénat citoyen, dont la moitié des membres seront des représentants de la société civile (associations, syndicats..), 10% des chercheurs représentants diverses disciplines et 40% des citoyen(ne)s tiré(e)s au sort dans toutes les régions de France.

Comme aujourd’hui, l’Assemblée Nationale, élue directement par les citoyen(ne)s, aura le dernier mot dans l’élaboration des lois, dans la plupart des cas, mais l’entrée au parlement de citoyen(ne)s issu(e)s d’horizons très divers apporterait un regard neuf sur la conception et la mise en oeuvre des politiques publiques. En outre, leurs collègues chercheurs les aideraient à mettre les sujets en perspective.

2. Rajeunir la classe politique pour permettre l’émergence de nouveaux talents

Pour cela, je propose d’imposer aux partis politiques de présenter, à toutes les élections (à l’exception de l’élection présidentielle), un quota minimum de 30% de candidat(e)s de moins de 40 ans. Cette mesure aura pour effet immédiat de faire accéder aux responsabilités toute une nouvelle génération d’hommes et de femmes avec de nouvelles idées, de nouvelles expériences, de nouvelles préoccupations.

3. Reconnaître des effets au vote blanc

Le vote blanc a un sens. C’est une position politique. Il montre l’intérêt de l’électeur pour l’élection mais aussi son désarroi, et l’absence de réponse à ses préoccupations. Il faut arrêter de faire semblant de ne pas voir le vote blanc. Celui-ci doit devenir une véritable option pour les électeurs. Ils pourront, si aucun candidat à l’élection ne leur convient, par une majorité de votes blancs, la faire annuler et interdire à tous les prétendants de se représenter. Si personne ne veut de X, Y et Z, il faut pouvoir les renvoyer à la maison et laisser la place à d’autres candidats qui ne susciteront pas le même rejet.

4. En finir avec le cumul des mandats dans l’espace et dans le temps

Il faut en finir avec le cumul des mandats et des indemnités.

On ne peut pas être maire de Troyes, de Marseille ou d’Abbeville à temps partiel. On ne peut pas être député de la Nation à temps partiel. On ne peut pas être à la fois ministre de la Défense en temps de crise et président(e) de conseil régional. Ce n’est humainement pas possible. Le cumul des mandats dans l’espace cessera, il ne sera plus possible d’occuper deux mandats simultanément. Les indemnités seront revues à la hausse pour permettre à un(e) élu(e) de vivre de son unique mandat et de s’y consacrer pleinement.

Par ailleurs, on ne peut pas exercer correctement son mandat de maire, de député(e), de sénateur/sénatrice lorsque l’on occupe le même siège pendant 10, 20 ou 30 ans. Après 10 ans, l’élu(e) est à court d’idées, n’a plus de fraîcheur, plus de fougue. Il ne lui reste plus qu’une position confortable à conserver, mais toutes ses idées ont déjà été mises en œuvre.

Pire, un(e) élu(e) local(e) finit par tout contrôler, y compris nombre d’emplois publics et associatifs, par le biais des subventions. Il y a donc un risque de dérive mafieuse : si l’on n’est pas du bon bord, on n’a aucune chance de trouver un emploi public ou parapublic local.

Le cumul des mandats dans le temps cessera donc et il ne sera plus possible d’exercer plus de deux mandats identiques consécutifs. Cela permettra à chacun d’aller s’aérer un peu avant, d’éventuellement, se représenter devant les électeurs. Mais entre-temps, de nouveaux visages seront apparus…

5. Faciliter l’engagement en politique des personnes travaillant dans le secteur privé

A cette fin, il est nécessaire de prévoir un système d’accompagnement RH (ressources humaines) de l’élu(e) au cours de son mandat. Ce type d’accompagnement devra d’autant plus se développer que le système nouveau interdira d’exercer un même mandat plus de deux fois consécutives.

A nous de faire le 1er pas pour répondre aux gens, tout est possible dans le magma actuel, alors chiches les influents, osons... l'avenir c'est demain et les réponses seront données, avec moins de promesses non tenues mais surtout pas de 6ème république qui n'est qu'une 5 bis, alors chiche, il est temps de rendre la parole aux vrais gens. 

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