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LE CH'TI BETHUNOIS

Le centre Olympie se réinvente

13 Janvier 2017 , Rédigé par le journaliste

Début des travaux en 2018

Le centre Olympie est en bon état mais souffre d’un entretien coûteux et d’une offre commerciale appauvrie.
Le centre Olympie est en bon état mais souffre d’un entretien coûteux et d’une offre commerciale appauvrie.

Constat

Le diagnostic est clair : le bâtiment est en bon état mais le centre Olympie souffre de vacances. Comprenez que des cellules commerciales sont vides. Faut dire que la concurrence est directe avec la proximité d’Auchan et de la zone Actipolis.

« Certains propriétaires ne payaient pas les charges de copropriété », dénonce Olivier Gacquerre, évoquant des factures d’eau non réglées.

Autre point négatif, l’entretien coûteux du bâtiment. « Certains propriétaires ne payaient pas les charges de copropriété », dénonce Olivier Gacquerre. Le maire évoque 40 000 € de factures d’eau non réglées. Résultat, l’offre commerciale s’est appauvrie, progressivement remplacée par des activités sociales ou de service.

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Le projet

C’est un mélange entre activités commerciales, paramédicales et services qui doit animer les lieux demain. L’activité commerciale sera confortée en façade, avenue de Rome, tandis qu’un pôle santé et un pôle formation occuperont l’arrière. L’arrivée de l’association Prévart a été officialisée mercredi soir et un kiné du quartier se dit aussi intéressé. « C’est un pôle santé, non une maison médicale », précise le maire. Si des synergies peuvent être trouvées (accueil, standard, sanitaires…), chaque activité sera indépendante et libre d’ouverture, « avec accès privé ».

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Un tiers-lieu

Autrement appelé la troisième place. Tombé des esprits des sociologues et urbanistes, ce concept entend être un outil dédié à la vie sociale de la communauté. Concrètement, c’est un endroit de rencontres et d’échanges informels.

Le maire imagine donc un tiers-lieu dans le nouveau centre Olympie, où on aurait accès à la wi-fi. On y trouverait aussi un « repair café », un atelier de réparation d’objets sous la forme d’un café. Ou encore des espaces de coworking, des bureaux mis à disposition pour travailler ouvrant leurs portes aux autoentrepreneurs du quartier et de la ville.

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Commerces, services et associations

Olivier Gacquerre ne cache pas sa colère envers la Caisse d’épargne, qui a quitté les lieux de manière peu correcte selon lui. Mais il ne désespère pas de convaincre un établissement bancaire de s’installer dans le nouveau centre Olympie. Cette présence pourrait prendre la forme « d’un distributeur de billets non pas de façade mais avec un sas sécurisé ». C’est aussi le souhait qui émane du conseil citoyen.

Outre l’activité commerciale et les pôles santé et formation, le nouveau centre Olympie accueillera un « tiers-lieu », avec des espaces de coworking et un « repair café ».

Autre regret du maire, La Poste, qui vient de réaliser d’importants travaux de rénovation boulevard de Varsovie, a décliné l’invitation de gagner le centre Olympie.

Côté associations, Les Resto du Cœur, installés actuellement au centre Olympie, vont-ils devoir déménager dans le cadre de cette rénovation ? « Aujourd’hui, je n’ai pas de réponse précise. Ce qui est sûr, c’est que les Restos du Cœur resteront dans le quartier », affirme le maire. Les Amis du pesage peuvent aussi se rassurer, le maire a confirmé leur présence à proximité du centre.

ÉPARECA, heureusement

ÉPARECA. En toutes lettres, c’est l’Établissement public national d’aménagement et de restructuration des espaces commerciaux et artisanaux. Créé en 1996, l’ÉPARECA est l’outil qui permet une intervention publique dans les quartiers en difficultés. Il gère actuellement 150 opérations sur le territoire national.

En gros, lorsque les investisseurs privés ont quitté les lieux et qu’il ne reste plus grand espoir pour la vie du commerce, les collectivités peuvent faire appel à l’ÉPARECA. Il a un rôle de promoteur, d’investisseur et de gestionnaire.

 

Au centre Olympie, ses missions auront un caractère d’assistance et d’acquisition des locaux commerciaux. Il assurera aussi le transfert des occupants de la copropriété. La ville maîtrise déjà 60 % des surfaces. Le centre Olympie deviendrait donc 100 % public. « Nous devenons propriétaire durant quatre à cinq ans pour stabiliser le commerce puis nous remettons le bâtiment sur le marché. Nous n’avons pas vocation à être propriétaire », explique Philippe Balza, responsable d’ÉPARECA à Béthune.

Les interventions au centre Olympie consisteront à « désenclaver, sécuriser et recalibrer l’équipement commercial », « adapter l’offre commerciale en réduisant la surface commerciale », « commercialiser » et enfin « pratiquer une politique de loyers cohérents ».

Si c'est comme le cinéma réouverture en 2030 !!!

 

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