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LE CH'TI BETHUNOIS

LE CH'TI BETHUNOIS

Valls, un échec personnel à «la place du mort» prise à Hollande

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«Chaque fois que tu passes une haie, la suivante est plus basse. La première, elle faisait 14 mètres de haut: c’était quand même que Hollande ne soit pas candidat! La deuxième, gagner la primaire, elle ne fait plus que 11 mètres», résumait un de ses proches peu avant le premier tour. C’est finalement celle-là qui aura eu raison de celui qui va redevenir simple député de l’Essonne.Valls,

 
Manuel Valls, défait lors de la primaire élargie du PS, le 29 janvier 2017 à Paris
 

Manuel Valls, nettement battu dimanche par Benoît Hamon à la primaire socialiste, a échoué là où il pensait faire mieux que François Hollande, plombé par un quinquennat à bout de souffle mais aussi un échec personnel à rassembler son camp.

Avec des positionnements jugés contradictoires, notamment sur le 49-3, l’ex-Premier ministre a souffert dans une campagne sans élan, malgré le soutien d’une bonne partie du gouvernement, sans compter les couacs de campagne (un enfarinage à Strasbourg, une gifle en Bretagne, des perturbateurs lors de plusieurs meetings devant des publics souvent maigres).

Manuel Valls a fait «la plus mauvaise campagne qu’il pouvait faire: le rassemblement de tous pour finir par taper sur tout ce qui bouge», critique un ténor socialiste non aligné dans cette campagne de la primaire.

Les proches de l’ex-chef du gouvernement préfèrent jeter la pierre au quinquennat. «Hollande a laissé la place du mort à Valls, qui la laisse à Hamon. À un moment donné, il faut bien que quelqu’un paie le quinquennat», estimait le député vallsiste Philippe Doucet dès jeudi, en marge du dernier meeting de son champion à Alfortville (Val-de-Marne).

M. Valls y a cru pourtant. En témoigne une scène lors de la soirée du premier tour de la primaire de la droite, le 20 novembre: celui qui est encore Premier ministre assiste devant son téléviseur au triomphe inattendu de François Fillon, qui dope ses espoirs présidentiels.

«Tu verras, la présidentielle va se jouer entre deux anciens Premiers ministres», lâche-t-il à ses proches, alors que François Hollande n’a pas encore renoncé à se présenter. François Fillon... et lui.

Après la renonciation du président sortant, la voie semble alors dégagée pour le chef du gouvernement, qui a poussé pour prendre la place au point de menacer de se présenter contre le chef de l’Etat à la primaire.

- «Il n’ira pas chez Macron, jamais» -

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Jean Pierre 30/01/2017 12:25

Je crois surtout qu'il y a une énorme haie entre les hommes d'appareil du PS qui n'écoutent plus les militants de terrain au contact des réalités sociales. Un preuve dans notre 9ème ...Pas un seul mot des maires ou adjoint socialistes...Qui tenait les bureaux de vote à Béthune? Des militants de base, certains n'ayant même pas (ou plus) de carte au PS. Qui a créé une dynamique ? Le député ? Le président de l'agglo ? Le président du département ? Aucun d'entre eux !!!