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LE CH'TI BETHUNOIS

Le renoncement des candidats face à la présence du FN au second tour

27 Février 2017 , Rédigé par le journaliste

 

La bataille entre les concurrents pour la seconde place au second tour de la présidentielle le 23 avril laisse le champ libre à Marine Le Pen.

 

Lyon les 4 et 5 fevrier 2017. Assises Présidentielles de Marine Le Pen// Dimanche 5 fevrier 2017. Discours de Marine Le Pen / Militants

 

Une campagne électorale se juge autant aux combats que l’on mène qu’à ceux que l’on abandonne à la fatalité. Le Front national (FN) aurait dû être un sujet obsédant pour les candidats à la présidentielle française. Il n’en est rien. A 55 jours du premier tour, la candidate du FN, Marine Le Pen, est pourtant en position de force puisque tous les instituts de sondage la placent en tête du premier tour.

 

Le 21 avril 2002, la qualification de Jean-Marie Le Pen avait cueilli à froid l’ensemble des partis tétanisés par la colère et le désarroi d’une partie des électeurs. Ils avaient la circonstance atténuante de n’avoir rien vu venir. Quinze ans plus tard, la stabilité du FN est une donnée incontournable depuis des mois et c’est son élimination qui serait vue comme une heureuse surprise. En réalité, plus personne dans l’entourage des candidats ne croit à ce scénario.

François Fillon, Emmanuel Macron, Benoît Hamon ou encore Jean-Luc Mélenchon semblent avoir déjà admis comme inéluctable la présence du FN au second tour. Et chacun se recroqueville sur son socle électoral en rêvant de passer la barre du premier tour pour rassembler ensuite face à Marine Le Pen. De semaine en semaine, le fatalisme et la résignation s’infusent doucement dans cette campagne. Comme si les candidats se battaient surtout entre eux pour savoir dans quel sens aura lieu ce nouveau 21 avril.

A droite, « Macron, c’est notre principal adversaire »

C’est particulièrement sensible à droite. Vendredi 24 février, lors de son meeting à Maisons-Alfort (Val-de-Marne), François Fillon a consacré huit lignes de son discours à Marine Le Pen. Ses critiques contre M. Macron ont occupé plus de deux pages et demi de son texte. Récemment, tous les ténors de la droite sont montés au créneau pour dénoncer les propos de l’ancien ministre sur la colonisation vue comme un « crime contre l’humanité ». Personne au contraire n’a critiqué le voyage de la candidate frontiste au Liban où le premier ministre, Saad Hariri, a pourtant mis en garde la frontiste de ne pas faire d’« amalgame entre islam et terrorisme ».

« Si notre élection se jouait au premier tour, Marine Le Pen serait élue »

Une stratégie qui s’explique par le contexte de sa campagne affectée par les affaires. A la baisse dans les sondages depuis les premières révélations sur l’emploi d’assistante...


 

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