La Voix du Nord écrivait alors :

Il y a peu, voire pas de foncier en centre-ville de Béthune ». Vous imaginez alors l’aubaine que représentent l’écoquartier de l’Horlogerie et ses 3 hectares. Jeudi, la municipalité et Territoires 62 étaient donc main dans la main pour lancer une grande opération séduction et vendre les 15 lots prêts à être construits.

22 novembre 2016 : L’écoquartier de l’Horlogerie, l’heure de la commercialisation a sonné

D’abord, il y a les élus. Prompts à présenter une nouvelle fois leurs grands projets de ville pour convaincre que Béthune est la ville de l’avenir (et surtout la ville où il faut investir). Dans cette vision, l’écoquartier est un symbole, « la vitrine d’une ville moderne, durable et solidaire », dira le maire Olivier Gacquerre.

« Tout est au vert, on n’a jamais eu autant de contacts. (…) Je suis sûr que l’on va vendre vite. »

 Il y a les membres de Territoires 62, ex-Adévia, porteur du projet. Ce sont eux qui ont déjà réalisé toutes les voiries, les réseaux, les aménagements paysagers sur l’écoquartier pour que « tous les lots destinés à recevoir une construction soient disponibles à la vente dès à présent », déclare Olivier Nieto, directeur de territoire chez Territoires 62.

Au total, 15 lots sont à vendre, sur une surface totale de 3 hectares. Une dizaine est destinée à recevoir des commerces ou des entreprises, le reste est réservé aux logements (du collectif, des maisons de ville ou des résidences de service), mais les projections peuvent encore évoluer, en fonction des intéressés. Un projet « résolument urbain, car on est ici en centre-ville », « ambitieux architecturalement » et qui laisse « une large part à l’activité économique », énumère M. Nieto.

Enfin, face à la municipalité et à Territoires 62, il y a d’éventuels acheteurs. Chefs d’entreprise, promoteurs, ils sont venus voir sur place, les atouts du site. Et Olivier Nieto n’est pas inquiet :

« Tout est au vert, on n’a jamais eu autant de contacts. Maintenant, il faut que cela se concrétise, mais je suis sûr que l’on va vendre vite ».

« Avant, le projet était irréalisable à cause de prix bien trop élevés. Là, tout a été revu et on est dans les prix du marché. C’est aussi pour ça que l’on a des contacts et que l’on est confiants pour la suite ».

L’idée de créer un écoquartier sur l’ancien site Testut (entreprise qui a fermé en 2003) ne date pas d’hier, ni d’avant-hier. Lancé sous le dernier mandat du maire Jacques Mellick, le projet était ambitieux. Son successeur Stéphane Saint-André efface tout et l’on recommence il relancera la machine. 600 logements sont d’abord prévus, puis 400. On annonce les premiers habitants pour 2014. Puis rien. Cette fois, avec Olivier Gacquerre aux commandes, le projet semble avancer. La commercialisation est lancée. .

Vendre vite, oui certes, mais on le sait O. Gacquerre n’est bon que dans la communication, la méthode Coué ne suffit pas. Alors où en est-on aujourd’hui, 10 mois plus tard . Bin, toujours rien, oh pardon, en juin et en juillet l’herbe des parcelles a été tondue, à part ça….

 

NDLR : La friche Testut c’était 6,5ha, 3,5ha ont donc été perdus en route (dans les voies d’accès sûrement), la friche Mondi Packaging en face c’est 3 ha, il y a encore du boulot. Suite à cet article, je pense qu’OG va nous faire un gros coup de comm.

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