Nous avons demandé depuis janvier et à 3 reprises un conseil municipal à huis-clos pour discuter des malaises, du mal- être des agents municipaux. Les réponses ont été variées, de la négation des problèmes à l’incompréhension d’une telle demande puisque c’est la municipalité qui dirige le personnel et pas l’opposition. Nous avons même demandé la présence du médecin de la Médecine du travail chargée des personnels de la ville. Mais par 3 fois la demande a été rejetée.

Oui de nombreux agents et des chefs de service inclus nous ont parlé, aux uns et aux autres, de la réorganisation des services qui n’en finit pas, des conditions de travail qui se détraquent, des congés de maladie qui trahissent une véritable souffrance au travail, des contrats supprimés pour être remplacés par des cadres, du mépris de certains, du manque de respect d’autres, des pressions, des harcèlements, des placards. Si nombreux d’ailleurs que sans être un spécialiste des sondages, nous croyons pouvoir dire que le chiffre de 20% des agents qui ne vont pas bien (chiffre évalué par le maire) est très inférieur à la réalité.

Nous avons fait cette demande de conseil à huis-clos pour mieux comprendre, pour entendre un autre son de cloche et surtout pour essayer d’améliorer les choses.

Certes il ne s’agit pas de se substituer à la municipalité pour diriger le personnel, certes il ne s’agit pas de se substituer aux syndicats et encore moins dans le domaine de la réforme nationale des collectivités locales ou celle plus technique de la RIFSEEP qui concerne en gros les indemnités et la rémunération au mérite, mais quand même quand on nous dit que nous ne sommes pas concernés par l’organisation des personnels, par leur santé, par leurs états d’âme, je m’étrangle devant cette incompréhension totale du rôle de l’opposition voulu par la loi, je m’étrangle devant ce sentiment de supériorité si évident chez certain(e)s de nos élus, je m’étrangle devant ce qu’ils considèrent comme un crime de lèse-majesté. Car enfin si les personnels sont malheureux, mal à l’aise dans leur quotidien, s’ils n’ont plus qu’à obéir le petit doigt sur la couture du pantalon comme dans une organisation paramilitaire, s’ils n’ont plus droit au moindre esprit d’initiative, s’ils sont démotivés c’est bien les citoyens qui le ressentent, qui le constatent chaque jour, qui en souffrent et c’est bien le rôle des élus de l’opposition de représenter la majorité des citoyens qui ont voté pour eux.

Le maire semble lui, légèrement déphasé, lui qui est arrivé en nous vantant le travail en régie pour faire des économies, voit aujourd’hui l’appel à des entreprises privées comme solution.

Il veut que les autres comprennent que les temps changent mais apparemment il se trompe de sens, il s’en prend aux habitants qui seraient finalement les responsables.

Quant à la réorganisation il fallait plus de chefs de service pour accompagner les agents,il faut maintenant accompagner les chefs de service,elle ne finira jamais.

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