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L'adjoint aux finances sacrifié sur l'autel de la réconciliation
NDA : le deshonneur à 3500 € net par mois
samedi
24.10.2009, 05:02 - La Voix du Nord
Olivier
Gacquerre: «Stéphane Saint-André et moi-même ne sommes pas des marionnettes.»
| VIE MUNICIPALE |
Un « malentendu » serait à l'origine d'une crise de plusieurs semaines. Stéphane Saint-André et Olivier Gacquerre ont donc discuté, puis signé un
avenant à leur contrat d'entre deux tours. Ensemble hier, ils ont aussi dénoncé des manipulations et annoncé qu'une tête tombe. Michel Piard n'est plus adjoint aux finances.
PAR
CHARLES-OLIVIER BOURGEOT
bethune@info-artois.fr
« Le binôme
magique est fini », annonçait Michel Piard dans nos colonnes. Trois semaines plus tard, Stéphane Saint-André et Olivier Gacquerre sont assis côte à côte dans le bureau du maire. « Dans
un couple, il y a des hauts et des bas, lâche le premier magistrat. On tenait à vous dire que nous ne sommes pas divorcés. » Un faire-part en quelque sorte pour annoncer la poursuite de
l'idylle. Pendant une heure, les deux hommes échangent les amabilités. Souriants et décontractés. « On va pouvoir dormir », confie un élu MoDem en proie aux insomnies.
« Une crise salutaire »
Car la crise a
été rude dans la majorité plurielle. « Salutaire », dit plutôt Olivier Gacquerre. Le binôme parle de « malentendu » et d'un « manque de communication entre le maire et
son premier adjoint ». Au fil de la conférence de presse, Gacquerre va plus loin, dénonçant des « manipulations ». « On ne laissera plus les tentatives de division »,
jure-t-il. Pas de noms mais « ils se reconnaîtront », glisse le maire.
La
réconciliation s'est faite en échangeant les téléphones. Chacun a pu lire les « SMS » de l'autre. Ceux des tentateurs. « On coupera nos portables, on ne lira plus nos mails »,
prévient Gacquerre. Il livre un autre message en regardant ses bras : « Il n'y a pas de ficelles. Stéphane Saint-André et moi-même ne sommes pas des marionnettes. » C'est donc sans
guide spirituel que les groupes se sont revus ces deux dernières semaines. Pour rediscuter et signer un « avenant au contrat d'entre deux tours ». Une tête est tombée au passage, celle
de Michel Piard. Inévitable après sa sortie médiatique. Stéphane Saint-André l'annonce tranquillement. Il accède à la demande de l'intéressé : « Je lui retire avec regret ses délégations. Il
n'y a plus d'adjoint aux finances. On regardera les décisions budgétaires ensemble. » En couple toujours. Relancé sur Piard et la teneur de ses propos, le maire se fâche, un peu : « Il
a dit le contraire de ce qu'il dit en permanence dans cette mairie. » Olivier Gacquerre acquiesce. Lui en récupère une, de délégation. Une nouvelle, pour l'associer aux grandes décisions. Le
premier adjoint s'occupera du développement de la ville et des grands projets. « Cela permet d'avoir une vision sur la ville à 20 ans », dixit Saint-André.
Les Béthunois
sortiront du brouillard en avril 2010. Les orientations seront tranchées grâce à un plan pluriannuel. D'ici là, chaque adjoint donnera ses souhaits. Ensuite, la municipalité triera. Ensemble.
Plus une voix discordante ne doit dépasser. Plus une indiscrétion ne doit filtrer. Fini le temps où certains élus se laissaient aller à des annonces hâtives dans les conseils de quartier. Le fait
« d'adjoints novices », défend Stéphane Saint-André. Il vient de rédiger un communiqué sur la méthode, chère à son binôme, rappelant les procédures à suivre en terme de
communication.
Car bien
communiquer, c'est éviter de se chamailler. « On savait que ce ne serait pas toujours simple », confesse le maire que son premier adjoint veut voir « fort ». Comme au premier
jour. •
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