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LE CH'TI BETHUNOIS

Tiens, on dirait, enfin une mesure de gauche !!!

30 Novembre 2014 , Rédigé par le journaliste

Les dividendes des dirigeants bientôt soumis à cotisations sociales

 

Par ,

L'amendement était passé inaperçu dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécu 2015.

 

Un amendement au PLFSS, pris sans concertation, étend une mesure existante aux sociétés anonymes. Le patronat est vent debout.

Nouveau coup dur contre les entrepreneurs! Un amendement du groupe PS passé inaperçu dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2015 va soumettre les dividendes versés par les sociétés anonymes (SA) et les sociétés par actions simplifiées (SAS) au paiement de cotisations sociales. Adopté à l'Assemblée et bientôt en discussion au Sénat, ce texte provoque une véritable levée de boucliers chez les entrepreneurs, qui le jugent contraire à l'esprit d'entreprendre et dissuasif pour la prise de risque. Une réunion, à laquelle participera la CGPME, est prévue ce mercredi matin à 8 heures avec Michèle André, la présidente PS de la commission des finances du Sénat, pour tenter de revenir sur ce point.

«Cet amendement vient encore renforcer l'entreprise de démolition des travailleurs indépendants -déjà surtaxés- qui ont le défaut de se verser des dividendes. Or dans l'esprit de nos parlementaires, dividende est synonyme de capitalisme débridé!», s'emporte Jean-Eudes du Mesnil, le secrétaire général de la CGPME. Même consternation au Medef. «C'est encore un mauvais coup porté aux entrepreneurs et, en particulier, aux entreprises familiales. Sur la méthode, c'est un scandale car il n'y a eu aucune concertation», abonde Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président délégué du Medef en charge des questions de fiscalité.

Quelle mouche a donc piqué la majorité? Tout est parti d'une volonté d'équité et d'égalité de traitement entre les différents régimes. Le texte vise à aligner les dirigeants majoritaires de SA et SAS sur les règles existant déjà pour les travailleurs indépendants non agricoles et agricoles. «Depuis 2009, un dispositif considérant une fraction des dividendes versés par une société soumise à l'impôt sur les sociétés a été introduit pour les professions libérales réglementées. Il a été étendu pour les non-salariés non agricoles depuis 2013, décrypte le cabinet Fidroit. Ces dispositions ont pu inciter certains professionnels à transformer leur structure en SA ou en SAS, notamment afin de ne plus relever du régime des non-salariés mais de celui des salariés. En effet, les dividendes restaient ainsi non soumis aux cotisations sociales.»

Limiter les abus

En clair, certains travailleurs indépendants s'accordent une assez faible rémunération d'activité (soumise à 33% de cotisations sociales) et des dividendes conséquents (soumis au seul prélèvement social sur les revenus du capital, au taux de 15,5%). Au passage, ceux-ci se privent notamment de droits à la retraite… L'amendement voté vise donc à «barrer la voie à une optimisation qui consiste à verser des dividendes à des membres de sa famille, car lesdits dividendes ne sont pas soumis à l'assiette des prélèvements sociaux», défend Gérard Bapt, rapporteur PS du texte à l'Assemblée.

Mais la volonté de sanctionner les abus risque de pénaliser l'ensemble du système. «Une fois de plus, on freine le développement des entreprises et on dissuade les énergies pour traiter des cas marginaux d'abus de travailleurs indépendants installés en société et se payant exclusivement en dividendes pour échapper aux cotisations sociales», fustige Jean-Christophe Fromentin, député UDI des Hauts-de-Seine. Selon lui, le retour sur investissement que constituent les dividendes ne peut être assimilé à un salaire, car il vient rémunérer une prise de risque de la même façon que la plus-value.

Au final, quelle sera l'ampleur de cette mesure? Dans l'entourage du secrétaire d'État au Budget, Christian Eckert, on avoue n'avoir pas réalisé de chiffrage. Dans une note, Bercy estime que «l'amendement ne permettra sans doute pas un rendement significatif». Et de citer l'étude d'impact du budget 2013 de la Sécu, qui estimait qu'élargir à toutes les formes de sociétés le dispositif d'assujettissement des dividendes aux cotisations sociales rapporterait 65 millions par an. Une goutte d'eau de plus, alors que «l'ensemble des mesures adoptées depuis 2012 représentent déjà plus de 1 milliard d'euros de prélèvements supplémentaires sur les indépendants», selon la CGPME.

 
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J.C.Cambadelis invente un nouveau socialisme: Le socialisme schizophrène !

30 Novembre 2014 , Rédigé par le journaliste

Ce nouveau concept, il fallait y penser il n'y a que l'inventeur de "la gauche plurielle" qui pouvait l'imaginer. En effet en l'écoutant ce matin déclarer que le P.S. n'est pas le gouvernement et que le gouvernement n'est pas le P.S.

C'est une évidence mais alors pourquoi les députés et sénateurs socialistes votent pour le gouvernement des lois qui n'ont rien à voir avec les idées socialises ?

Mais alors pourquoi lors de certains votes à l'assemblée nationale ou au sénat la direction du P.S. fait des rappels à l'ordre à des députés susceptibles de ne pas soutenir le gouvernement ?

Qui a choisi le 1er secrétaire national du P.S.si ce n'est Hollande et Valls?

Alors de qui se moque t on si ce n'est des militants socialistes ou de ce qu'il en reste. La grande manipulation va commencer pour ne pas perdre le congrès de juin. Chacun sait qu'un congrès socialiste se gagne à gauche et qu'on gouverne comme on peut sous le diktat de l'Europe et de Bruxelles.

2 ans d'expérience de présidence Hollande le montrent. Mon ennemi c'est la finance clamait Hollande au Bourget et maintenant c'est tout pour les entreprises sans faire la différence entre les multinationales qui se gavent des aides de l'état  et la grande majorité des entreprises qui souffrent. Après les socialistes, les sociaux-démocrates, les sociaux libéraux voilà l'avènement des socialistes schizophrènes.

On a pas fini de toucher le fond.

 

Carté socialiste depuis 1988

 

 

J.C.Cambadelis invente un nouveau socialisme: Le socialisme schizophrène !
J.C.Cambadelis invente un nouveau socialisme: Le socialisme schizophrène !
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Il faut toujours se méfier des « père la vertu » …

30 Novembre 2014 , Rédigé par le journaliste

LE TEXTE

Article L335-3 du Code de la propriété intellectuelle : « Est également un délit de contrefaçon toute reproduction, représentation ou diffusion, par quelque moyen que ce soit, d'une oeuvre de l'esprit en violation des droits de l'auteur, tels qu'ils sont définis et réglementés par la loi… »

 

L’APPLICATION

Comparons les textes et illustrations : 

http://art-engage.net/Le-retour-de-Cesar.html et

https://generationbethune.wordpress.com/category/generation-bethune/

 

CONCLUSION

Il faut toujours se méfier des « père la vertu » …

 

Donc faites ce que je dis pas ce que je fais

Il faut toujours se méfier des « père la vertu » …
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Saint-Eloi et la cité de Noël.

29 Novembre 2014 , Rédigé par le journaliste

La Saint-Eloi est la fête des employés et ouvriers  de la ville, elle est également fêtée par les élus.

Enfin, elle devrait être fêtée par les élus mais, petit problème, pour ce 28 novembre, les élus de l’opposition n’ont pas été invités, ni même simplement informés, c’est devenu une habitude d’ «oublier» les conseillers d’opposition et il va bien falloir que cela cesse un jour.

S’il faut rappeler au maire qu’il a signé une charte Anticor dans  laquelle il s’est engagé à respecter les droits de l’opposition nous le ferons, nous le faisons déjà dans ce blog.

S’il faut rappeler à la majorité à plus d’humilité nous le ferons, nous le faisons déjà dans ce blog en lui rappelant qu’elle n’a été élue qu’avec 33,60% des suffrages exprimés et de façon plus précise par 20,65% des électeurs inscrits.

 

Bien entendu, avisés par des membres du personnel nous étions au courant du déroulement des opérations, mais par souci de politesse nous ne nous sommes pas imposés et nous n’avons été ni au théâtre, ni à Olof Palme.

Il paraît que demain 29 novembre il y aura une inauguration du marché de Noël et là encore nous ne sommes au courant que par la presse, nous ne serons donc pas parmi les «officiels».

 

Nous avons déjà, dans des situations comparables adressé des courriers au maire. En dépit des promesses rien ne change, maintenant cela suffit, nous allons changer de ton.

 

Pour le Groupe Béthune Forte et Unie

 

Jean-Marc Dendiével.

Saint-Eloi et la cité de Noël.
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Info du jour, ou autre temps autre mœurs ??? pas sur !!!

29 Novembre 2014 , Rédigé par le journaliste

Pierre-Emmanuel Gibson, fidèle à Sarkozy mais pour le mariage pour tous

PAR ISABELLE MASTIN

À compter de vendredi à 20 h et jusqu’à ce samedi à la même heure, 268 000 adhérents UMP à jour de cotisation sont appelés à voter pour choisir le président de l’UMP. Il en pense quoi, le chef de file local et premier adjoint au maire de Béthune ?

 

Nous ne reviendrons pas à cette citation célèbre maintenant : Un ministre ça ferme sa gueule ou si ça l'ouvre ça démissionne..

donc wait and see

Info du jour, ou autre temps autre mœurs ??? pas sur !!!
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Vive Saint-Eloi !!!

29 Novembre 2014 , Rédigé par le journaliste

La fête de Saint-Eloi, patron des orfèvres, bien entendu , mais aussi des métallurgistes, serruriers, plombiers, forgerons, agriculteurs et de bien d’autres est fêté également à la SNCF et dans les mairies ou autres collectivités locales.

La Saint-Eloi c’est le 1er décembre mais par tradition elle est fêtée à la mairie de Béthune le vendredi, et en général le vendredi suivant.

 

Cette année Béthune avait choisi de le fêter  ce vendredi 28 novembre

Est-ce par souci d’économie puisque  nombre d’agents des services techniques étaient retenus  pour le dernier coup de « pinceau » au Marché de Noël, comme bien entendu le service des fêtes ou le service animation.

 

Il faut donner un coup de jeune à cette fête alors pas de pot dans les ateliers ou dans les bureaux, pas de repas réunissant les actifs et les retraités, pas de réunion à gauche ou à droite. Non, d’abord un spectacle d’une heure trente au théâtre municipal avec un comique et  pour remplir la salle une invitation commune aux employés de la mairie et du Sivom. Ensuite à Olof Palme un apéritif dînatoire , pas de petits fours, plutôt des petits pains. Apéritif avec orchestre, une grande fête, mais personne n’a dansé et tout était fini à 15h30.

 

De l’avis des participants, un peu tristounet quand même, mais n’ayant pas assisté à la fête nous n’en dirons pas plus.

Vive Saint-Eloi !!!
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Un Béthunois au Japon !

28 Novembre 2014 , Rédigé par le journaliste

Dans le cadre du Forum de la Silver Economy à Tokyo le responsable d'une entreprise béthunoise a été retenu par UbiFrance pour présenter son produit faisant appel à une technologie avancée.

 

Il a été félicité par Emmanuel Macron notre Ministre de l'Economie et avec qui il a eu une longue conversation. Emmanuel Macron a ouvert ce forum avec son homologue japonais.

 

C'est un bon point pour Béthune qui en a bien besoin !

Un Béthunois au Japon !
Un Béthunois au Japon !
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Tout arrive, il a parfois raison !!!

28 Novembre 2014 , Rédigé par le journaliste

 

 

La nouvelle vie d'Arnaud Montebourg

 

Le Point 

L'ex-ministre de l'Économie, qui se forme pour devenir entrepreneur, dénonce "l'arrogance" de la politique et son mode de vie "coupé du réel".

L'ex-ministre de l'Économie Arnaud Montebourg a décidé de changer de vie. 
 
 
 
 
 

L'ex-ministre de l'Économie Arnaud Montebourg, qui se forme à la direction d'entreprise pour "changer de vie", dénonce "l'arrogance" de la politique et réaffirme son "lourd et grave désaccord de politique économique" avec l'exécutif, dans une tribune publiée sur le site L'Important. "Lorsque j'ai quitté Bercy sur un lourd et grave désaccord de politique économique avec le président et le Premier ministre, j'ai indiqué mon désir de retourner vivre au milieu des Français, de quitter la politique comme mode de vie à part et coupé du réel, et surtout comme source de revenu", affirme l'ex-ministre, qui vient de suivre une formation de quatre semaines à l'Insead, grande école de commerce basée à Fontainebleau (Seine-et-Marne).

"J'ai fait le choix de l'entrepreneuriat, comme troisième vie professionnelle. J'ai en effet exercé dans ma jeunesse le métier d'avocat pendant 8 ans, puis pendant 17 ans exercé de nombreuses responsabilités politiques. Le moment est venu de réaliser un rêve : créer, reprendre, développer une entreprise. C'est ma façon personnelle, à un petit niveau, de participer à la création de richesse et d'emplois dont notre pays a besoin", ajoute-t-il. "Le moment est venu pour moi de faire enfin entrer dans ma propre vie personnelle cet état d'esprit qui m'a longtemps guidé", ajoute Arnaud Montebourg, affirmant avoir "fait le choix" de "changer sa vie", "comme beaucoup de Français".

La politique et "l'institutionnalisation de sa propre arrogance"

Vantant la formation de l'Insead - "école d'humilité" et "école de l'anticonformisme" - l'ex-ministre oppose les "entreprises (qui) digèrent et intègrent en permanence les apports des sciences humaines et sociales pour améliorer leur efficacité" aux "gouvernements" et à "la sphère publique qui ont un retard dramatique en la matière". Selon lui, "anthropologie, philosophie, économie, sociologie, éthologie, psychologie : l'apport de ces sciences permet de renouveler et de nourrir les compétences des dirigeants d'entreprise, ce qui contraste avec la paresse intellectuelle de nombre de responsables politiques qui cultivent parfois avec obstination leur inculture".

"Ce n'est pas par hasard que l'économie est devenue peu à peu plus forte que la politique. Parce qu'elle s'intéresse à la société et puise dans ses enseignements son efficacité. Quant à la politique, elle ne se rend plus elle-même compte de l'institutionnalisation de sa propre arrogance, matrice fondamentale de la décision erronée ou fautive", estime-t-il. Arnaud Montebourg avait été évincé du gouvernement fin août après ses propos critiques sur la politique économique menée par l'exécutif.

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La note d'humour.

28 Novembre 2014 , Rédigé par le journaliste

Il n'y a pas de différence entre les femmes et les hommes disent- ils ou disent- elles ???

 

Mesdames, messieurs regardez bien la photo ci dessous !!!

 

Messieurs du courage et essayez de faire la même chose !!! évidemment sur une femme, vous verrez bien ......

La note d'humour.
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Le sondage qui fait mal

28 Novembre 2014 , Rédigé par le journaliste

 

UMP-FN : le sondage qui fait mal

 

 

Jean-Claude Jaillette

 

Le sondage "Marianne"-Harris Interactive le montre : les sympathisants des deux partis se découvrent bien des points communs. Voire plus, si nécessités électorales. Les électeurs de l'UMP et du FN sont en effet majoritairement prêts à des alliances au second tour des régionales, notamment si ce rapprochement permet de battre le PS.

 

REVELLI-BEAUMONT/SIPAl’institut de sondage Harris Interactive a croisé les regards des sympathisants de l’UMP et du FN à propos d’un rapprochement des deux partis politiques. L’enquête* a été réalisée il y a quelques jours, au plus fort de la campagne pour la présidence de l’UMP et peu avant le congrès du Front national à Lyon. Autant dire que, d’un côté comme de l’autre, les esprits étaient sensibilisés au débat portant sur le chemin que les uns et les autres seraient prêts à parcourir ensemble.

« On savait depuis quelque temps déjà que des accords électoraux entre l’UMP et le FN étaient possibles, analyse Jean-Daniel Lévy, directeur du département opinion de l’institut, mais jamais ils n’avaient été argumentés de la sorte. » En effet, non seulement les sympathisants des deux partis privilégient majoritairement une alliance électorale (six sur dix le souhaitent), dans un élan consensuel partagé presque à égalité (64 % pour les proches du FN et 55 % pour les proches de l’UMP), mais ils le justifient de façon écrasante par le souci de battre une personnalité du Parti socialiste.

 

Infographies : Marianne
 
Dans le détail, les résultats de ce sondage sont de nature à ébranler fortement les responsables des deux partis dans leurs convictions, le probable futur président de l’UMP et candidat à la primaire Nicolas Sarkozy et plus fortement encore la présidente du FN, Marine Le Pen. Du côté de l’UMP, un sympathisant sur cinq (21 %) dit à son chef : « Pour éviter qu’une région soit présidée par une personnalité socialiste, nous lui préférons une personnalité estampillée FN. » Autrement dit, et c’est une information inédite issue du sondage Harris Interactive, une part significative des électeurs proches de l’UMP se disent prêts à voter, par exemple, pour Marine Le Pen si d’aventure la liste qu’elle conduirait dans la région Nord - Pas-de-Calais était en position de gagner les élections.

 

UMP-FN : le sondage qui fait mal
« Dans l’électorat de l’UMP, l’idée que le FN puisse accéder au pouvoir n’est plus absurde »
 
Une marche est en passe d’être franchie dans l’électorat de l’UMP qui, lentement mais sûrement, glisse du souhait d’alliances avec les frontistes pour faire élire quelques conseillers départementaux ou régionaux vers une acceptation d’une présidence confiée à l’extrême droite. « Dans l’électorat de l’UMP, l’idée que le FN puisse accéder au pouvoir n’est plus absurde », analyse Jean-Daniel Lévy. Et l’hypothèse consistant à envisager qu’une et même plusieurs régions puissent être gagnées par le FN prend consistance. A la condition cependant de battre, ensemble, une personnalité socialiste. « Les 72 % de sympathisants UMP préférant qu’une région ne soit présidée ni par un socialiste ni par un frontiste montre qu’ils ne sont pas prêts à donner les clés du pouvoir à une personne d’un parti concurrent », poursuit le directeur d’Harris Interactive. Les stratèges du parti de Nicolas Sarkozy n’ont pas fini de se déchirer sur l’adaptation à cette nouvelle donne.
 
De façon symétrique, les sympathisants du parti lepéniste interpellent vigoureusement la stratégie de leur chef, en particulier celle qui consiste à renvoyer dos à dos l’UMP et le PS. S’ils rejettent encore majoritairement (53 %) l’idée qu’une région soit dirigée par un président issu de l’UMP comme du PS, ils sont désormais 44 % à se dire prêts à gagner avec l’UMP. Comme s’ils voulaient faire voler en éclats la ligne de dénonciation de l’« UMPS » dont leur vice-président Florian Philippot s’est fait le stratège.
 
En réalité, ce qu’indique notre sondage devrait peser sur les divergences d’appréciation chaque jour plus visibles existant entre deux courants du bureau politique du Front national : d’un côté, Florian Philippot donc et, de l’autre, Marion Maréchal-Le Pen. D’un côté, le républicain souverainiste se prévalant d’un passage par la gauche, fervent propagandiste de la sortie de l’euro ; de l’autre, une nationale-conservatrice, se réclamant du Front national canal historique, celui de son grand-père, bien plus réservée sur le rôle de l’Etat dans les questions économiques que son rival. Dans les faits, le premier, au nom du refus de l’« UMPS », défend l’idée que son parti peut gagner des scrutins par la seule force de ses propres électeurs, sur ses seules idées, quand la seconde accepte depuis quelque temps déjà le principe des alliances locales. Le premier compte sur un large rassemblement des électeurs venus de la gauche comme de la droite, quand la seconde parie davantage sur des gains parmi les électeurs et les abstentionnistes de droite.

Mais à elle seule, la question des alliances ne suffit pas à révéler la proximité des sympathisants de l’UMP et de ceux du FN. Nous avons donc cherché à mesurer s’ils partageaient les mêmes valeurs et s’il leur semblait que leurs dirigeants mettaient en avant des propositions identiques. Sur le terrain des valeurs, les électeurs proches de l’UMP maintiennent à distance le FN (près des deux tiers mettent en avant des différences), alors que ceux du FN admettent davantage de communauté de vue (un sur deux reconnaît des valeurs communes, confirmant le sentiment des sympathisants du FN d’être dans le même camp que l’UMP).

En revanche, dans le détail des propositions, ils avouent réciproquement une forte proximité. Ainsi en matière de sécurité, de famille, d’immigration, d’impôts et de pouvoir d’achat. Un sentiment de proximité qui au demeurant est partagé par une majorité de Français. Seules les questions qui touchent à l’Europe et à la place de la France dans le monde font la différence.

 

 
 
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