1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 17:19

 

Délinquance : Cazeneuve installe un service statistique au ministère de l'Intérieur

Le Point -

L'objectif affiché de cette structure est d'améliorer la fiabilité des chiffres dans un domaine qui oppose fréquemment gouvernement et opposition.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve installe un service statistique dans son ministère. © François Guillot / AFP

 

Comme ça terminé, les 10 000 suivant les syndicats et 1000 suivant la police.

Si au lieu de faire des stats pour avoir les bonnes graces de tout le monde, on pourrait peut être les mettre dans les zones de non droit mais la c'est peut être trop demandé, il y a trop de routes et de lignes continues en France, c'est plus facile d'arréter un travailleur à 7 h du matin qu'un truand imbibé en pleine nuit.

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 09:41

Frédéric Cuvillier en piste pour les régionales ?

 

La Voix du Nord

 

Le maire de Boulogne Frédéric Cuvillier, ancien secrétaire d’État aux Transports, à la Mer et à la Pêche, a-t-il jeté son dévolu sur la future Région qui va naître de la fusion du Nord - Pas-de-Calais avec la Picardie ?


Frédéric Cuvillier au moment de son départ du ministère le 27/08. PHOTO AFP

AFP

Il aurait déclaré à notre confrère du JDD : « Je veux aller aux régionales chez moi contre Marine Le Pen. » Interrogé à ce sujet hier soir, il reste sibyllin concernant son intention de briguer la présidence de la Région mais déclare tout de même : « Quand il y a un défi à relever, je ne suis pas de ceux qui fuient. Si les gens votent Front national, c’est parce qu’on ne leur apporte pas les bonnes réponses. »

S’il n’affiche pas ouvertement pour l’instant son ambition, des signaux laissent penser qu’il prépare le terrain. Il s’apprête à récupérer son siège de député à l’Assemblée nationale et a fait savoir qu’il ne souhaitait pas reprendre la tête de la communauté d’agglomération du Boulonnais. Il indique que très prochainement, il « prendra des initiatives » au sujet du canal Seine-Nord, un dossier qu’il a rebâti avec son équipe et qu’il estime « prêt ». Ce positionnement sur un dossier structurant majeur pour la Région est un autre indice de sa volonté de peser dans le débat.

Vos réactions

Maintenant qu'il n'est plus sous ministre,mr Cuvillier va s'occuper du canal Seine-Nord.Quelle rigolade.
 
 

 

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 17:34

Ukraine, Irak, Mali ... À l’occasion de la Conférence des Ambassadeurs, Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères, évoque la diplomatie française, internationale et leurs conséquences.

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 10:16

L'image catastrophique des partis politiques

Le Monde.fr

 
Selon un sondage IFOP publié dans le « Journal du dimanche », les trois quarts des Français ont une mauvaise opinion du PS, pratiquement autant du FN, tandis que plus des deux tiers jugent sévèrement l'UMP.

Pas « utiles », pas « capables de se réformer », pas « adaptés à la situation actuelle du pays »... Un sondage IFOP  révèle une image désastreuse des partis politiques, tous bords confondus.

Selon cette étude, les trois quarts des Français (75 %) ont une mauvaise opinion du PS, pratiquement autant du FN (74 %), mais avec une plus forte proportion de très mauvaises opinions, et plus des deux tiers (67 %) jugent sévèrement l'UMP.

  • Le Parti socialiste recueille 27 % de « très mauvaises opinions » et 48 % « d'assez mauvaises », contre 2 % de « très bonnes » et 22 % de « plutôt bonnes » (1 % sans opinion). Trois Français sur quatre (76 %) estiment par ailleurs que le PS peut éclater entre plusieurs formations ou courants d'ici à 2017 (64 % chez les sympathisants socialistes).
  • Pour l'UMP, les « très mauvaises opinions » s'élèvent à 23 %, les « plutôt mauvaises » à 44 %, les « très bonnes » à 2 % et les « plutôt bonnes » à 29 % (2 % sans opinion).
  • Le FN rassemble 48 % de « très mauvaises opinions », 26 % de « plutôt mauvaises », 5 % de « très bonnes » et 20 % de « plutôt bonnes » (1 % sans opinion).

Plus généralement, 62 % des personnes interrogées pensent « plutôt » que les partis politiques ne sont pas « utiles » (contre 37 % qui considèrent qu'ils le sont), 75 % qu'ils ne sont pas « capables de se réformer » (contre 24 %), 82 % qu'ils ne sont pas « adaptés à la situation actuelle du pays » (contre 17 %) et 85 % qu'ils ne sont pas « proches des réalités quotidiennes des Français » (contre 14 %).

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 12:44

Gouvernement Valls : Christiane Taubira serait-elle déjà sur le départ ?

Selon des informations du Figaro, l'actuel ministre de la Justice serait remplacé par Jean-Jacques Urvoas après l'été

Gouvernement Valls : Christiane Taubira serait-elle déjà sur le départ ? 

À peine reconduite au poste de ministre de la Justice, Christiane Taubira serait déjà sur le point de quitter ses fonctions, selon le Figaro. D'après les informations du quotidien, elle serait remplacée juste après le vote de la réforme pénale, dans quelques mois. 

Son successeur serait Jean-Jacques Urvoas,  l'actuel président de la commission des Lois à l'Assemblée nationale, député du Finistère, proche de Manuel de Valls et dont le nom avait été évoqué lors du récent remaniement.

Selon Le Monde, Christiane Taubira avait déjà exprimé des envies de départ : "J'ai envie de rentrer chez moi. Ça suffit. Tout ça me gonfle", aurait-elle confié à des proches. "Moi, j'ai plus envie de mon Amazonie", avait-elle ajouté. 

D'après le Figaro, la garde des sceaux aurait, dans un premier temps, décliné l'offre de reconduction de François Hollande, avant de se raviser sous deux conditions : conserver la Justice et assurer la mise en place de la réforme pénale.

Si vous demandez au personnel du ministère de la justice, juges, gardiens de perison etc...elle ne manquera à pas grand monde.

Alors que fait-elle encore dans le valls 2 ? La réforme pénale passera bien sans elle .

Marine Le pen qui dit "que ça ne passera pas l'hiver", avec ce genre de ministre a peut être rasion, à nous les gens de la vraie gauche utile de prouver le contraire...

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 09:56

 

Des élections régionales et départementales avant l'été 2015 ?

Le Point

Elles devaient être repoussées en décembre 2015 mais le gouvernement envisage de les avancer afin d'éviter une censure du Conseil constitutionnel.

Le Premier ministre Manuel Valls, le 29 août 2014. 
 

Nouvel écueil sur la voie compliquée de la grande réforme territoriale : le gouvernement pourrait devoir organiser avant l'été 2015 les élections départementales et régionales, quelques mois après l'annonce de leur report à décembre 2015 par François Hollande. Ces élections devaient initialement avoir lieu en mars prochain, mais le projet de loi sur la nouvelle carte des régions, actuellement en discussion au Parlement, prévoit de les repousser à décembre 2015.

Selon plusieurs sources, le risque est jugé trop élevé par l'exécutif que le Conseil constitutionnel s'oppose à la tenue des élections départementales (ex-cantonales) en décembre 2015, soit beaucoup plus tard que la fin théorique du mandat des conseillers généraux. Afin d'éviter une censure, le gouvernement cherche maintenant à trouver une date moins éloignée pour les départementales, mais aussi pour les régionales, l'idée étant toujours que les deux élections soient organisées le même jour.

"Nous travaillons toujours sur la concomitance des deux élections", a assuré la source proche de Manuel Valls. Quant à la date exacte des élections, "il est prématuré de parler ou de mars ou de juin, car aucune date n'est arrêtée", dit-on à Matignon. "Mais il y a un travail et une réflexion en cours pour permettre que les élections régionales et cantonales puissent avoir lieu plus tôt, ensemble", explique cette source. Selon une autre source proche de Manuel Valls, la date de juin est la plus sérieusement envisagée.

Avancer la nouvelle carte des régions

Avancer les élections pose cependant un problème de taille : la disposition implique d'avancer la date de création des 13 nouvelles régions, actuellement prévue au 1er janvier 2016. "Si l'on doit avancer la date des élections, ce qui semble probable, il convient de créer des régions à une date antérieure", un travail étant "en cours" pour en trouver les modalités. Avancer la date de création des régions soulève notamment des problématiques budgétaires, précise-t-on à Matignon.

Selon un président de conseil général PS, le risque constitutionnel d'organiser les élections cantonales aussi tard qu'en décembre 2015 vient du fait que les conseillers généraux feraient 21 mois de plus que prévu lors de leur élection qui remonte pour nombre d'entre eux à 2008.

En revanche, organiser les élections régionales plus tôt ne pose pas de problème constitutionnel, selon l'entourage de Manuel Valls. Si un "principe républicain" veut qu'un an s'écoule entre une modification d'un scrutin et l'élection, le mode de scrutin n'est pas modifié en l'espèce, plaide-t-on. Sollicité, Matignon a confirmé à l'AFP "un travail et une réflexion pour sécuriser constitutionnellement le calendrier des élections cantonales et régionales".

Ce nouvel écueil survient alors que la réforme territoriale voulue par le président Hollande fait face à des vents contraires, soufflés principalement par des élus locaux et notamment départementaux inquiets de la "dévitalisation" prévue des conseils généraux.

Maintien des conseils généraux ruraux

Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a dit mercredi ne pas croire à la suppression des conseils généraux en zone rurale, alors que le projet initial du gouvernement mettait sur la table la disparition de tous les conseils généraux vers 2020. Le maintien des conseils généraux ruraux était une des conditions du Parti radical de gauche (PRG) pour rester au gouvernement Valls II nommé mardi.

A l'université d'été de La Rochelle, le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a confirmé qu'"au moment où je vous parle, nous ne savons pas quand auront lieu les élections régionales et cantonales". La date du congrès socialiste prévue en 2015 devra être "modulée" en fonction de la date de ces scrutins locaux, a-t-il dit, alors que les "frondeurs" du parti réclament sa tenue le plus tôt possible.

 

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 09:49

Pour un blog béthunois qui sait, mais adepte de la chanson de Jean Gabin et surtout sa conclusion :
Maintenant JE SAIS, JE SAIS QU'ON NE SAIT JAMAIS !

Entretien de Jean-Pierre Chevènement accordé à "Marianne", le 28 août 2014. Propos recueillis par Eric Conan


Politique de bras de fer qui sied aussi à Poutine


Est-il raisonnable de méconnaître le fait que l’Etat russe a été depuis le milieu du XVIIIe siècle et reste aujourd’hui une puissance mondiale majeure ? Est-il sensé de vouloir défaire les synergies existantes en matière économique entre l’Ukraine et la Russie ? Vouloir exporter à toutes forces nos « critères », nos « standards », nos « valeurs », bref notre idéologie des « droits de l’Homme » vers l’Ukraine et vers la Russie est une forme de nationalisme condescendant qui n’est pas sans rappeler l’état d’esprit qui prévalait dans les « Empire centraux » avant 1914. Il serait temps de s’aviser que l’URSS a disparu, que la Russie actuelle, quels que soient ses défauts, n’est pas un « Etat voyou » mais une grande nation qui porte légitimement un projet national de modernisation et entend être internationalement respectée. C’est une erreur majeure de vouloir construire l’Europe contre la Russie : sans elle il manquerait quelque chose d’essentiel à l’Europe et celle-ci demeurerait un protectorat américain. Notre pays, de par son Histoire, est le mieux placé pour le comprendre et le dire. Or, la France, qui avait un moment cherché à rapprocher Poutine et Porochenko, ne fait pas suffisamment entendre une voix distincte, alors que la relation franco-russe a toujours été un élément essentiel de l’équilibre européen. La France trouverait des alliés, y compris en Allemagne, si elle prenait le parti d’une « Europe européenne », étendue à la Russie. Naturellement cela demande de l’imagination et de l’audace...

Pour en finir avec l'Ukraine et la Russie, acte 2

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 20:39

Pour un blog béthunois qui sait, mais adepte de la chanson de Jean Gabin et surtout sa conclusion :


Maintenant JE SAIS, JE SAIS QU'ON NE SAIT JAMAIS !

 

Entretien de Jean-Pierre Chevènement accordé à "Marianne", le 28 août 2014. Propos recueillis par Eric Conan

 

Que faire avec Poutine ? La crise ukrainienne a été l’une des rares occasions d’accord entre partenaires européens…


Oui, mais de la pire manière : en plaçant l’Ukraine devant un choix impossible entre l’Europe et la Russie ! Cette faute à ne pas commettre, nous l’avons commise, à la traîne des autres Européens et, surtout, des Etats-Unis qui excitent certaines forces qui n’ont pas besoin de l’être. En 1998, le toujours influent Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller de Jimmy Carter, écrivait dans Le Grand échiquier que « le seul moyen d’empêcher la Russie de redevenir un Empire est de soustraire l’Ukraine à son influence ». Voilà pourquoi l’Union européenne est allée chatouiller les moustaches de l’ours russe.

La crise ukrainienne doit au contraire être l’occasion de faire reculer l’esprit de Guerre froide. Mais au lieu de chercher un compromis sur la création d’un espace de libre circulation commun à l’Europe, à la Russie et à l’Ukraine en faisant de celle-ci un pont entre l’Europe et la Russie, l’Europe a soutenu le mouvement de Maïdan, la destitution du Président Ianoukovitch contraire à la Constitution et aux accords qu’elle avait elle-même parrainés le 21 février 2014 ! Ainsi a été engagé, pour le seul bénéfice des Etats-Unis, un bras de fer avec la Russie, contreproductif pour les deux parties.

Pour en finir avec l'Ukraine et la Russie, acte 1

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 10:20
Et si on regardait à droite !
Et si on regardait à droite !

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 20:40

Patrick Kanner : ses «amis» socialistes se désolidarisent, Aubry se tait

 

PAR CLAIRE LEFEBVRE

 

En offrant un porte-feuille ministériel à la tête du Conseil général du Nord, François Hollande redistribue les cartes du jeu politique dans toute la région. Une nomination qui en a surpris plus d’un, y compris dans le propre camp de Patrick Kanner, et qui relance les spéculations pour les prochaines élections régionales. Entre les lignes des communiqués officiels de félicitations, se dessinent de nouveaux enjeux.

lille  Patrick Kanner (4)
 

Une nomination surprise ?

« Des noms ont circulé après la démission de Frédéric Cuvillier, sachant qu’il y aurait sans doute un Nordiste pour le remplacer, mais pas celui de Patrick », avoue Gilles Pargneaux, patron des socialistes du Nord, qui accompagnait Patrick Kanner en séminaire politique à Bruxelles lorsqu’il a été contacté par Valls. Le député Bernard Roman assure pourtant que « le nom de Kanner avait déjà surgi lors de la constitution du 1er gouvernement Valls. » Le seul à « jurer » n’être pas surpris par le recours à ce « fidèle de Hollande », c’est le chef de file de l’opposition UMP dans la région, Marc-Philippe Daubresse : « C’est une nomination politique, la réponse du berger à la bergère après les critiques vives de Martine Aubry sur la fusion du Nord - Pas-de-Calais et de la Picardie. »

Difficile d’évoquer mercredi le nom de Kanner sans que ne plane l’ombre, écrasante, de l’ancienne patronne du PS. Marc-Philippe Daubresse prête franchement des arrière-pensées au couple exécutif, qui partage une inimitié pour la maire de Lille et le besoin d’un allié nordiste. Ne cherche-t-il pas à détricoter le jeu politique régional en faisant cette prise d’un homme forgé par l’expérience Pierre Mauroy (il fut le plus jeune adjoint à Lille) sur les terres aubrystes ? Patrick Kanner restera-t-il aussi loyal à Aubry qu’il l’a été depuis dix-neuf ans ? Bernard Roman, qui a assisté aux premiers pas de l’une et de l’autre sous le beffroi lillois, souhaite couper court aux débats : « Je suis fier que Patrick Kanner soit aujourd’hui celui qui nous représente au plus haut niveau et je suis sûr que tous les socialistes, Martine Aubry en tête, partagent cette fierté. »

 

Des « amis » pas solidaires

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la nouvelle de la nomination de Patrick Kanner à la Ville, la Jeunesse et aux Sports, a été accueillie froidement par les socialistes du Nord. Dans un communiqué, le patron du PS du Nord se désolidarise franchement, insistant sur le fait c’est « à titre personnel » que celui qui présidait le conseil général du Nord « a souhaité accepter la proposition qui lui a été faite de rentrer dans le gouvernement ». Ce qui n’empêchait pas mercredi Gilles Pargneaux d’encourager par ailleurs celui qu’il appelle « Patrick » et qu’il évoque comme son « ami ».

Sauf que, rien à faire, quand il dit « nous », ça signifie : « Les socialistes du Nord et… Martine Aubry ». Il explique : « Un Nordiste dans un gouvernement ne suffit pas à faire une meilleure politique. Nous ne sommes pas des frondeurs, mais nous souhaitons débattre. Nous avons besoin d’une autre orientation économique et sociale de la France. » En clair, les socialistes du Nord, conscients du risque FN lors des prochaines régionales, souhaitent prendre leurs distances avec une action gouvernementale « dont l’orientation ne semble pas pouvoir contrer le désamour des Français ». Et beaucoup d’entre eux préfèrent miser sur « la dynamique de proximité, l’action sur le terrain » et attendent beaucoup de l’intervention de Martine Aubry, que son entourage veut croire imminente.

 

Silence de Martine Aubry

Pour le moment, elle se tait. Sollicitée mercredi, Martine Aubry n’a pas souhaité réagir officiellement après la nomination de Patrick Kanner qui a été, depuis 19 ans, son loyal lieutenant après avoir été celui de Pierre Mauroy.

Rien ne semble pouvoir briser le silence, dans l’art consommé duquel la maire de Lille semble être devenue maîtresse. L’ancienne patronne du PS n’en finit plus de jouer la montre alors que, dans son camp, le divorce entre frondeurs et tenants du social-libéralisme façon Hollande et Valls semble consommé. Guette-t-elle le moment juste pour se tailler sur-mesure un retour en forme de troisième voie ? Le patron du PS du Nord Gilles Pargneaux, son porte-parole autorisé dans la région, le promet : « Elle devrait s’exprimer, pas à chaud, mais prochainement. Elle a des propositions concrètes à faire, notamment sur la politique économique de la France. C’est une femme d’État, qui, elle, a fait gagner le PS, et qui veut que le gouvernement réussisse. Elle a envie qu’un socialiste soit réélu en 2017. »

« Par loyauté », Martine Aubry est « la première personne » que Patrick Kanner dit avoir appelé après sa nomination. Sa réaction ? Mardi soir : « Vous lui demanderez. » Puis mercredi matin : « Cela n’a pas provoqué (chez elle) un grand enthousiasme. » Se gardant de foncer dans la polémique, il lâchait quand même mercredi soir - à l’endroit d’aubrystes ? « C’est plus facile de dire non quand on n‘est pas appelé. » Et s’agissant de son ancienne patronne : « Elle connaît mes valeurs, mon travail. Je suis sûr que, dans son for intérieur, elle se dit qu’avoir un ministre du Nord peut être une chance pour le pays. »

 

Dans le viseur : les régionales

Qui pour faire barrage à Marine Le Pen dans la région ? Si l’échéance de mars 2015 est avancée pour les prochaines élections, on ignore encore si le Nord - Pas-de-Calais fusionnera finalement avec la Picardie. Mais la question de la tête de liste PS aux régionales est bien l’enjeu qui transparaît au milieu de l’échiquier nordiste bousculé par cette nomination.

Patrick Kanner, dont le député nordiste Bernard Roman assure qu’« il devient un repère dans la vie politique du Nord - Pas-de-Calais » ? Sa nouvelle stature de ministre le renforcera, à moins qu’elle ne le handicape. Pierre de Saintignon, 1er vice-président au Conseil régional et candidat de Martine Aubry dont il est le 1er adjoint, qui promet de se déclarer officiellement « très bientôt » ? Le Boulonnais Frédéric Cuvillier, quittant les Transports au gouvernement pour consacrer, dit-il, « toute mon énergie à une ville et une région, objets de mes passions » ? Martine Aubry s’y risquera-t-elle personnellement, même si elle a tenu à rappeler hier, via son cabinet, son choix de Pierre de Saintignon ?

« Seule certitude, ce sera, après la présidence de Daniel Percheron (issu du Pas-de-Calais) le tour du Nord », martelaient les socialistes nordistes contactés hier, autant préoccupés par la question de l’alternance entre Nord et Pas-de-Calais que par celle de la montée du FN… Pierre de Saintignon, lui, reste convaincu d’être le « candidat naturel » : « Patrick Kanner n’a jamais été candidat à la Région et a indiqué à plusieurs reprises qu’il me soutenait. Je ne doute pas que nous continuerons sur cette voie. » Même si hier, le nouveau ministre confiait à La Voix du Nord : « Il faut un débat collectif, surtout s’il y a un changement de configuration des frontières régionales. Les cartes seront alors reposées. »

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